Comité régional PHYTO
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Utilisation de pesticides en Belgique

Informations générales
La quantité de pesticides utilisée annuellement en Belgique est de l'ordre de 16.000 tonnes. Parmi ces 16.000 tonnes, 6.000 sont constituées par les biocides (utilisés en dehors de l'agriculture pour la conservation du bois, des tissus, la protection des berges, des rodenticides,...). Les 10.000 tonnes restantes sont des pesticides à usages agricoles (herbicides, fongicides, insecticides, et autres produits susceptibles d'être utilisés en agriculture). Parmis ces 10.000 tonnes, une étude menée par le CERVA a montré qu'un tiers est utilisé pour des usages non agricoles (entretien des jardins d'agrément et potager, désherbage des parkings, voies de chemin de fer...).
En résumé, sur les 16.000 tonnes de pesticides vendues annuellement en Belgique, l'agriculture en consomme 6.150 tonnes, et cette quantité et en diminution continue (cfr ci-dessous).

Le Ministère des classes moyennes et de l'agriculture a fait effectuer cette dernière décénie par le Groupe Scientifique de Réflexion en Phytopharmacie et par le Centre d'Economie Agricole plusieurs études relatives aux traitements phytosanitaires pratiqués par les agriculteurs.

Il ressort de ces enquêtes que la quantité moyenne de substances actives de produits phytosanitaires appliquée par hectare est comparable aux doses utilisées dans les autres pays européens.

Evolution de l'utilisation de produits phytosanitaires en Belgique

L'évolution des quantités moyennes de pesticides appliquées en agriculture, horticulture et pour les usages non agricoles est présentée sur le graphique suivant :


Les quantités des produits phytosanitaires utilisées étaient en augmentations jusqu'à la fin des années 1980, ou le processus s'est inversé. En effet, à partir de ce moment, on constate une diminution des applications pour toutes les cultures à l'exception des fongicides en pommes de terre.

Extrait de la brochure " Utilisation des produits phytopharmaceutiques dans les principales cultures en Belgique durant la décénie 1991-2000 " éditée en 2002 par le Ministère fédéral de l'Agriculture (Demeyere et Turck) :
« La similitude des résultats observés entre 1991 et 2000 par deux organismes différents, l’un officiel, l’autre privé, en matière d’utilisation de produits phytopharmaceutiques, nous amène à conclure que ces deux sources sont fiables et aboutissent aux mêmes résultats.

Les deux études se basent sur des échantillons de grande taille, une même rigueur en matière de suivi et une grande expertise en matière d’analyse. Malgré des méthodologies différentes, elles aboutissent aux même conclusions et peuvent donc être considérées, l’une comme l’autre, comme parfaitement représentatives des quantités de matières actives utilisées en Belgique.

L’analyse de ces données permet de conclure que la quantité de matière active utilisée en Belgique s’élevait en moyenne, en 2000, à 5,90 kilos par hectare sur les cultures de céréales, betteraves, maïs, pommes de terre, pommes et poires, soit 81% de la superficie cultivée. A notre connaissance, ce sont les seules données disponibles et représentatives pour le marché belge.

En comparant les données extrêmes, on note une diminution de 30% de matière active par hectare en céréales, due à la mise sur le marché de molécules nouvelles utilisables à doses plus faibles, aux conseils des services officiels préconisant un nombre limité de traitements fongicides et à une prise de conscience des agriculteurs, l’application raisonnée d’herbicides.

Pour les betteraves sucrières, cette diminution est de 23%, l’élément essentiel étant dans ce cas l’apparition d’insecticides plus ciblés et plus efficaces à faibles doses. On notera aussi que l’application raisonnée en herbicides avait déjà eu lieu dans les années '80 et contribué durant cette époque à une diminution des quantités utilisées.

En maïs, la diminution est de 23%. Par contre, en culture de pommes de terre, l’évolution en dent de scie due à l’effet Phytophthora ne permet pas de conclure à une tendance nette dans cette culture qui est marquée par l’attrait des agriculteurs pour la variété Bintje, particulièrement sensible au mildiou et aussi au fait que les produits dithiocarbamates sont encore largement utilisés chez nous grâce à leur rapport efficacité/prix très intéressant mais doivent être utilisés à des doses de matière active de l’ordre de 3 kg/ha. »

Renseignements complémentaires
Livre vert 2002 (Belgaqua-Phytofar)
Utilisation des pesticides (et engrais) en Région Wallonne