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Situation socio-économique |
Tout au long de la saison culturale, l’agriculteur est confronté aux choix d’outils de production (méthode de culture, variétés emblavées, type de lutte phytosanitaire, fertilisation, …) qui vont influencer son revenu et la pérennité économique de son exploitation.
L’expérience, la formation, la situation familiale et économique ainsi que l’influence de facteurs extérieurs (délégués de firmes, services officiels, voisins, …) vont orienter ses décisions. Il est donc important de prendre en compte ces différents paramètres dans l’étude des habitudes en matière de traitements phytopharmaceutiques des cultures. Les interactions qui existent entre ces facteurs décisionnels, mais aussi avec d’autres facteurs incontrôlables au niveau de l’exploitation (conditions climatiques, contexte économique) rendent la classification des exploitations très ardue.
2.1.1. Etat civil du chef d’exploitation
L’enquête révèle que 79% des agriculteurs interrogés ont un conjoint. Comparativement, au niveau de la Belgique, en 2000, environ 75% des chefs d'exploitation étaient mariés. Il est à noter que le célibat tend à augmenter au sein de la population agricole [INS, 2000].
23% des conjoints des agriculteurs interrogés travaillent à l'extérieur de l’exploitation et ont un revenu complémentaire plus ou moins fixe. Les différentes réformes et crises connues durant la dernière décennie ont créé des difficultés financières et sociales. Le travail d’un conjoint en dehors de l’exploitation permet d’assurer un revenu fixe au ménage.
2.1.2. Succession
des chefs d’exploitation de plus de 50 ans
L’enquête révèle que plus de 60% des agriculteurs
de plus de 50 ans sont assurés d’avoir un successeur. Selon l’INS,
au niveau de la Région Wallonne, à peine 20% des agriculteurs
de plus de 50 ans ont un successeur potentiel connu. La différence entre
la moyenne de l’échantillon et la moyenne régionale provient
probablement du fait que les exploitations de moins de 20 hectares n’ont
pas fait l’objet de l’enquête (29% des exploitations Wallonnes
ont moins de 10 hectares).
Cependant, il existe une différence significative entre orientation technico-économique, 70% des agriculteurs de plus de 50 ans à la tête d’une exploitation « mixte » ont leur succession assurée. Par contre seuls 54 % des agriculteurs d’OTE « grandes cultures » ont un successeur.
2.1.3. Age du chef d’exploitation
A priori, on peut penser que les priorités d’un jeune agriculteur ne sont pas celles d’un agriculteur plus âgé. Il semble donc important de tenir compte de l’âge de l’agriculteur pour caractériser ses habitudes en matières d'utilisation de produits phytopharmaceutiques.
L'âge moyen des chefs d'exploitation interrogés est de 46 ans. Seuls 34% ont plus de 50 ans (tableau 2). De plus, environ 60% des agriculteurs de plus de 50 ans sont assurés d’avoir un successeur.
Tableau 2 : distribution des producteurs
interrogés selon leurs âges
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âge |
échantillon |
20 < 30 |
6 |
30 < 40 |
24 |
40 < 50 |
36 |
50 < 60 |
24 |
60 et + |
10 |
total |
100 |
2.2. Formation
du chef d'exploitation
Le niveau d’étude, l’orientation choisie lors de ses études,
peut influencer favorablement l’agriculteur dans ses choix culturaux et
économiques. Environ 25% des agriculteurs interrogés n’ont
pas de diplôme d’enseignement secondaire supérieur
(tableau 3).
Environ 50% des agriculteurs ont une formation agricole : 37% ont un diplôme
d’enseignement secondaire technique agricole, 12%
ont un diplôme d’études supérieures agricoles)(tableau
3) .
Comparativement à la moyenne nationale, la formation de base des agriculteurs
interrogés est supérieure. En effet, selon une enquête de
l’INS (2000), près de 60% des agriculteurs belges n’ont reçu
qu’une formation agricole pratique.
De plus, 59 % des agriculteurs ont suivi une formation agricole supplémentaire (en cours du soir par exemple). Parmi ces agriculteurs, 64% ont obtenu la qualification d’utilisateur spécialement agréé de produits phytopharmaceutiques (possibilité d’utiliser les produits repris à l’annexe 10).
. 2.3. L'orientation technico-économique
L’enquête révèle que 36 % des agriculteurs interrogés font partie de l'orientation technico-économique de type « grandes cultures » (le revenu est garanti uniquement par les cultures), 64 % étant de type « mixte » (tableau 4).
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Dans
la population sondée, les exploitations de type «grandes
cultures» se caractérisent en moyenne par une SAU
(Superficie Agricole Utile) de 126 hectares emblavés principalement
par cinq cultures : froment, betteraves, lin, pommes de terre, escourgeon
et jachère. |
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La SAU moyenne des exploitations
de type «mixte» est de 85 hectares répartis
en six cultures : froment, betteraves, prairies permanentes pâturée,
maïs, chicorée, escourgeon et jachère. |
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Aucune des exploitations de l'échantillon ne pratique de diversification agricole (tourisme à la ferme, commerce, …). Cependant, certaines exploitations (11% des agriculteurs interrogés) emblavent une partie de leurs terres avec des cultures à haute valeur ajoutée, plus exigeantes techniquement (fraises, légumes, …). On peut donc parler d’une certaine diversification.
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Tableau 4 : contexte socio-économique
et formation
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2.4. La superficie agricole utile
Les agriculteurs "grandes cultures"
interrogés disposent d'une Superficie Agricole Utile (SAU) largement
supérieure à la moyenne nationale (proche de 20 ha). La SAU moyenne
des exploitations de l'échantillon est de 100 ha.
Cette moyenne très élevée s'explique par les critères
utilisés lors du choix de notre échantillon. En effet, les exploitations
de moins de 20 hectares étaient écartées de l’enquête.
Les exploitations de type «grandes cultures» ont
une SAU de 126 hectares en moyenne. Les exploitations de type «mixte»
ont, quant à elles, une SAU moyenne de 85 hectares.
Une répartition des agriculteurs par classes
de superficies (figure 2) fait apparaître que
plus de la moitié des exploitations reprises dans l'échantillon
disposent d'une SAU d'au moins 80 ha.
Les surfaces cultivées étant importantes, on peut supposer que
ces agriculteurs manipulent de plus grandes quantités de pesticides.
Figure 2 : répartition des
producteurs selon la classe de superficie comparativement à la situation réellement observée en Brabant Wallon. Producteurs appartenant à la catégorie spécifique de déclarant 1 en Belgique ![]() |