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Retraits d'agréation de produits phytosanitaires et impact sur la pratique |
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| Sommaire | ||||||||||||||||||||
Introduction
Conséquences des retraits
Impact sur les céréales
Impact sur la culture de betteraves sucrières
Impact sur la culture de chicorées à inuline
Impact sur la culture de pommes de terre
Impact sur la culture de maïs
Impact sur les cultures de légumes
Conclusions générales
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| Liens externes | ||||||||||||||||||||
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Au point de départ de la longue route vers l'uniformisation des homologations de produits phytosanitaires entre les différents pays européens, la directive 91/414 a été adoptée en 1991. Celle-ci constitue la base juridique d'un système d'homologation harmonisé au sein de l'Union européenne et prévoit que seules les substances actives inscrites sur une liste positive (ANNEXE I) peuvent être mises en vente et utilisées dans l'Union Européenne. Cette directive est en vigueur depuis le 15 juillet 1993 avec les conséquences
pratiques suivantes :
Les 800 anciennes substances actives à réévaluer ont été classées en 4 listes :
Les préparations commerciales, telles que destinées à l'utilisateur final, ne contiendront donc à partir de 2008 que des substances actives inscrites à l'annexe 1 de la directive 91/414. Chaque pays peut cependant décider quels sont les produits commerciaux qui peuvent être utilisés sur son territoire. En effet, un consensus n'a pas encore pu être atteint pour une circulation pure et simple des produits phytopharmaceutiques dans les régions d'Europe où les conditions pédo-climatiques sont homogènes Le système adopté est donc un hybride: admission des substances actives au niveau européen mais autorisation des préparations commerciales, telles que destinées à l'utilisateur final, par les autorités nationales. Les comités d'agréations nationaux doivent toutefois appliquer les mêmes critères lorsqu'ils prennent leurs décisions. | ||||||||||||||||||||
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Toutes les substances actives agréées avant 1993 seront révisées selon les nouvelles règles. Les produits phytosanitaires ayant un impact inacceptable sur la santé des utilisateurs ou l'environnement seront définitivement retirés du marché européen (avec une attention particulière sur la protection des eaux souterraines). Le consommateur sera également rassuré sur le contenu de son assiette. D’autre part, même si une substance active est effectivement inscrite à l’annexe 1, certains produits la contenant seront retirés faute d’accès aux données protégées pour des raisons exclusivement financières. L'agriculteur devra quant à lui s'adapter au retrait de certains produits, ce qui dans certains cas peut provoquer un coût supplémentaire. Il faut toutefois relativiser l'impact négatif réel de ces retraits pour les agriculteurs. Ainsi, plus de 85% des substances actives retirées du marché européen n'étaient pas commercialisées en Belgique. Il est arrivé lors de retraits précédents que des
agriculteurs fassent des stocks de ces produits afin de les appliquer
après la date limite d'agréation. Ces infractions nuisent
à l'image de l'agriculture et rendent les cultures traitées
légalement invendables. Elles sont donc à proscrire d'autant
plus que des alternatives existent. | ||||||||||||||||||||
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Le retrait des substances actives phytopharmaceutiques aura peu d’impact
sur la protection phytosanitaire des céréales. Concernant les nouveaux retraits en Belgique, le fluoroglycofène (contre les véroniques, les pensées et les lamiers), était souvent associé à un produit anti-gaillet ou à un herbicide systémique à base de MCPP-P ou 2,4-DP-P. D’autres produits présentant le même spectre d’activité sont déjà présents sur le marché. On trouve également le thiométon et l'hepténophos (insecticides systémiques, antipucerons). Ce ne sont pas des produits indispensables bien que présentant une alternative aux produits largement utilisés provenant d’une même famille chimique : les pyréthrinoïdes. Philippe Detroux, Chimac-Agriphar Nous noterons également les restrictions relatives à l'utilisation
de l'isoproturon. | ||||||||||||||||||||
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Une douzaine de retraits d'agréations sont entrés récemment
en vigueur en culture betteravière. Parmi les herbicides, on ne
pourra plus utiliser le Cyclor, le Fervinal Super (décembre 2003)
et le BC-Clopyralid (juin 2004). A ceux-ci s'ajoutent les mouillants Mirowet
et Hermoowet (avril 2004). Concernant les fongicides, la plupart des produits
à base de carbendazime sont retirés (juin 2004). Pour les
insecticides, le Mavrik-B et le Counter 2 GR-S ne pourront plus être
utilisés (fin 2003). Rappelons que l'agréation de tous les
produits à base de lindane, de parathion et de chlorpyrifos a été
retirée il y a peu. Pour plus de renseignements, consultez le numéro spécial du Betteravier (février 2003) ou les sites Internet de l'IRBAB (http://www.irbab.be/). Olivier Hermann, IRBAB (Institut Royal Belge pour l'Amélioration
de la Betterave) | ||||||||||||||||||||
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Aucun retrait n'est actuellement envisagé concernant les chicorées industrielles. | ||||||||||||||||||||
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Au cours de l’année 2003 et dans les années qui suivent,
25 produits (dont 15 produits à base d’étain) vont
voir leur agréation retirée *. Le retrait de ces produits
est brièvement commenté ci-après.
Daniel Ryckmans, FIWAP (Filière Wallonne de la
Pomme de Terre) | ||||||||||||||||||||
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La principale restriction a bien sûr concerné l'utilisation de l'atrazine. L'usage de cette substance active n’a pas été restreint pour des raison d’inscription à l’annexe 1 mais parce que sa présence dans les eaux de surface et eaux souterraines a trop souvent été détectée. Depuis le 30 juin 2002, l'atrazine ne peut plus être appliquée qu'en co-formulation avec d'autre substances actives et à une dose maximale de 750 g/ha rendant le désherbage plus coûteux. La mise en vente du Tyllanex (agréé depuis bien longtemps, mais non commercialisé à cause de la présence de l'atrazine) contenant de la terbuthylazine, permet de remplacer l'atrazine dans certains traitements, mais avec une moindre solubilité et une efficacité un peu plus limitée. Conseillée à des doses de 375 à 750 g de substance active par hectare, la terbuthylazine n'est agréée actuellement qu'en post-émergence. Elle est vendue environ 2,5 fois plus cher que ne l'était l'atrazine seule, ce qui devrait limiter les usages non agricole. Le Bropyr (bromoxynil + pyridate) est le Lentagran EC (pyridate) ne sont plus commercialisés depuis respectivement 2002 et 2003. Il n'y a pas d'autres restrictions prévues en maïs. Guy Foucart, CIPF (Centre Indépendant de Promotion Fourragère) | ||||||||||||||||||||
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Le secteur du légume industriel a toujours été,
et reste le parent pauvre de l'industrie phytopharmaceutique. La multiplication
des cahiers de charges de production et la certification augmentent considérablement
les contrôles sur légumes. Les producteurs, sensibilisés
par cette évolution, limitent leurs interventions phytosanitaires
aux produits agréés mis à leur disposition. En outre,
l'Union Européenne évolue vers une harmonisation en matière
d'agréation de produits phytopharmaceutiques qui se traduit le
plus souvent par des restrictions voire des retraits d'agréation
de ces produits. Le producteur se trouve alors parfois bien démuni
face aux problèmes culturaux qu'il rencontre. Benoit Heens, CMH (Centre Maraîcher de Hesbaye)
Le problème majeur en culture maraîchère, c’est le MANQUE d’homologations et non le retrait. Les cultures posant des problèmes sont le persil, l’oignon de garde, la courge, la mâche, le céleri, le choux, l’épinard, l’haricot, le cresson de fontaine,… Alain Delvigne, CIM (Centre Interprofessionnel Maraîcher) | ||||||||||||||||||||
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Les retraits d'agréations n'ont que peu d'impact sur la pratique en grandes cultures où de nombreuses alternatives existent. On notera toutefois que le retrait du Purivel prévu pour fin 2007 en pommes de terre pourra être gênant si aucune alternative n'apparaît d'ici là. Pour les cultures moins répandues comme les légumes et les fruits, où le nombre de substances actives agréées est déjà parfois trop limité, certains retraits peuvent poser de gros problèmes. Des dérogations ont été obtenues par la Belgique pour permettre l'utilisation de certaines substances actives retirées au niveau européen ("essential uses"). Ces dérogations semblent parfois être insuffisantes et sont en tout cas limitées dans le temps. L'agréation de nouveaux produits est donc absolument nécessaire dans ces cultures. Le Comité régional PHYTO a organisé une table ronde avec les différents acteurs concernés par ce problème afin de trouver des solutions. Un groupe de travail a ensuite été mis en place pour cibler et accélérer l'apparition d'extensions d'agréations pour ces usages mineurs. Nous devons tirer une leçon des restrictions concernant l'atrazine et le diuron. Le respect des bonnes pratiques agricoles (respect des doses maximales, gestion des fonds de cuve, précautions lors du remplissage du pulvérisateur, éviter de pulvériser les talus (zone tampon), ne pas distribuer de produits agricoles aux particuliers,…) permet de diminuer très fortement la présence de substances actives dans les eaux. Ceci devrait permettre d'encore utiliser à bon escient des produits très intéressants pour l'agriculteur (comme l'isoproturon), mais quelques fois retrouvés dans les eaux de surface.
Pour plus d'information, visitez le site Internet du SPF : www.phytoweb.fgov.be. Jean Marot, FWA (Anciennement Comité régional PHYTO);
Bernard Weickmans, Département Phytopharmacie,
CRAGx | ||||||||||||||||||||