Bonnes pratiques

[Fiche 1]

Je me pose les bonnes questions : le recours aux produits phytopharmaceutiques est-il indispensable ?

Il est important de se poser quelques questions utiles avant de recourir aux produits phytopharmaceutiques : La maladie, les plantes non désirées ou les ravageurs (limaces, pucerons, etc) ont-ils atteint un seuil qui nécessite d’agir ? Existe-t-il des alternatives à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ?

[Fiche 2]

Je me protège efficacement.

La manipulation de ces produits occasionne une exposition et donc un risque de contamination qu’il convient de limiter par le port des équipements de protection nécessaires (gants en nitrile, salopette, bottes, masque, lunettes).

[Fiche 3]

Je réduis mon impact sur l’environnement

Une mauvaise utilisation des produits phytopharmaceutiques peut entraîner des effets négatifs sur la qualité de l’environnement (l’eau, l’air, le sol, la faune, la flore, etc). Il est important de privilégier les produits dont l’impact sur l’environnement est moindre.

[Fiche 4]

Je lis l’étiquette et je respecte les usages et les doses prescrits.

L’étiquette reprend de nombreuses informations très précieuses pour une utilisation adéquate et efficace du produit (usage et dose agréés, précautions à prendre, centre antipoisons, etc).

Pour pouvoir être utilisé sur le territoire belge, le produit doit avoir été préalablement agréé en Belgique. Phytoweb est la seule source officielle mise à jour par le Service public fédéral Santé publique qui reprend l’ensemble des produits autorisés en Belgique.

[Fiche 5]

Je prends quelques précautions lors du traitement

Les enfants et les animaux sont éloignés de la zone à traiter. Boire, manger et fumer sont absolument proscrits pendant la pulvérisation. La météo est un facteur clé à prendre en compte, une pluie qui suit un traitement peut emporter directement le produit qui vient d’être appliqué vers les eaux de surfaces.

[Fiche 6]

J’étalonne mon pulvérisateur à dos et je fais mon calcul de dose

Il est nécessaire de créer ses propres repères permettant de limiter les surdosages dommageables pour les plantes, l’environnement et la santé humaine. L’étalonnage du pulvérisateur permet de connaître la quantité d’eau épandue à l’are (100 m²), et donc, de calculer la quantité de produit correspondante à incorporer dans le pulvérisateur en respectant la dose agréée (reprise sur l’étiquette du produit). En effet, pour une surface donnée, la quantité de bouillie de pulvérisation épandue variera d’un applicateur à l’autre.

[Fiche 7]

Je range mes produits avec attention.

Les produits phytopharmaceutiques doivent être conservés hors de portée des enfants ainsi que des personnes non informées des précautions à prendre et des animaux domestiques.

[Fiche 8]

J’élimine mes produits et leurs emballages sans risque pour l’environnement.

J’élimine les produits ou les emballages si:

  • ils sont vides;
  • la date de péremption est dépassée;
  • l’emballage est déchiré ou abîmé;
  • l’étiquette est illisible ou absente;
  • l’agréation n’est plus valable;

...ou si j’ai décidé de recourir à des moyens de lutte autres que chimiques.

Ces produits doivent être rassemblés dans un récipient étanche et portés au parc à conteneurs. Ces produits peuvent constituer un danger pour la santé ou pour l’environnement. Il ne faut donc jamais les mettre à la poubelle, ni dans les sacs PMC, ni dans les égouts, les WC, ni avec les papiers/cartons.

[Fiche 9]

Après le traitement, je nettoie mon matériel et je prends une douche.

Le rinçage correct du matériel d’application est une étape nécessaire pour son bon entretien. Les eaux de rinçage ne seront pas versées à l’égout mais épandues sur une surface organique (herbe, terre, friche, etc).

L’applicateur veillera à se débarrasser de tout résidu éventuel en se nettoyant correctement après toute application.