Je me pose les bonnes questions : le recours aux produits phytopharmaceutiques est-il indispensable ?

L’apparition de maladies, d’insectes nuisibles ou de plantes non désirées peut parfois être liée à une mauvaise gestion du jardin. Ci-dessous, se trouvent quelques conseils pratiques pour un jardin plus en santé.

Pour le gazon

  • Veillez à utiliser des semences adaptées au type de sol de votre jardin, à son exposition, son utilisation, etc. Les professionnels pourront vous conseiller.
  • Ne tondez pas trop tôt votre pelouse en début de saison, cela peut nuire à son développement ultérieur.
  • Apportez lui une juste dose d’engrais afin d’augmenter sa résistance aux maladies.
  • Préférez une tonte à 5-10 cm.
  • Dans la mesure du possible, laissez l’herbe broyée finement épandue sur votre pelouse (cf. fonction mulching de certaines tondeuses).
  • Ne laissez pas les herbes non désirées prendre trop d’ampleur, arrachez-les à la main régulièrement.
  • Une analyse du sol de votre jardin peut permettre de n’y apporter que les éléments nécessaires.

Pour les plantations et le potager

  • Veillez à une couverture du sol permanente et suffisante : plantes couvre-sols, couche de mulch (compost, copeau, etc).
  • Dans le potager, pensez à semer un engrais vert durant la période hivernale.
  • Fauchez les plantes annuelles avant leur montée en graines pour éviter leur dissémination.
  • Brossez régulièrement les petites surfaces en dur pour limiter l’apparition de plantes.
  • Attirez les prédateurs naturels tels que les hérissons, les amphibiens, les coccinelles ou les oiseaux dans votre jardin.
  • Pour éviter que les œufs de pucerons hibernent sur vos plantes, coupez les parties atteintes par les pucerons.
  • Nettoyez et désinfectez soigneusement tout matériel qui aura été utilisé sur des plantes malades ou contaminées afin de limiter les risques de propagation.

 

Pour éviter le recours systématique aux produits phytopharmaceutiques, il est utile de faire préalablement le point et de se poser quelques questions.

  1. Le seuil de nuisibilité est-il atteint ?
  • La maladie risque-t-elle de mettre en péril la survie de la plante ?
  • Les ravageurs ont-ils atteint un seuil qui nécessite un traitement ?
  • Les adventices entrent-elles en concurrence avec les végétaux désirés? Quelques adventices ne peuvent-elles pas être tolérées au jardin ?

Il n’est pas opportun de vouloir venir à bout de toutes les plantes qui ne poussent pas à l’endroit désiré. Quelques plantes sauvages ou herbes folles, voire un coin de pré-fleuri, peuvent constituer un formidable abri pour les insectes utiles au jardin.

2. Le risque de contamination de l’environnement n’est-il pas trop important sur le terrain que je veux traiter ?

  • Suis-je à proximité d’un cours d’eau ? Existe-t-il un risque que le produit ruisselle directement vers un point d’eau ?
  • Suis-je à proximité d’une conduite d’évacuation des eaux et donc d’une voie d’entrée des produits phytos vers les eaux de surface ?
  • La surface est-elle imperméable ?

Si la réponse à l’une de ces questions est oui, évitez de traiter la surface concernée car le risque de ruissellement des produits vers les eaux de surface est trop important. Il est préférable de s’orienter vers des alternatives telles que le paillage, le désherbage thermique, les barrières physiques, etc. Vous obtiendrez de plus amples informations sur ce sujet en vous adressant à l’un des organismes cités dans notre rubrique « Pour vous aider ».

3. Existe-t-il des alternatives ?

Il existe bien d’autres manières de faire face aux maladies, aux ravageurs ou aux plantes indésirées que le recours systélatuqye aux produits phytopharmaceutiques. Vous trouverez davantage d’informations sur les techniques alternatives telles que le paillage, le désherbage thermique, les barrières physiques, etc en vous adressant à l’un des organismes cités dans notre rubrique « Pour vous aider ».